Le bilan du gamin …

J’ai 20 ans ce soir ! c’est la fin d’une époque, le début d’une autre, et la transition se fait insensiblement … Le MOOC finit, mais il continue quand même un peu …

C’est le moment de tirer un bilan de cette expérience : Vaste programme !!!

Alors, qu’est-ce que j’ai appris ? Appris n’est pas forcément le bon terme. Je parlerais plus de re-découverte.  Bon, alors je reprend : “qu’est-ce que j’ai re-découvert ?”

L’ouverture et l’animation d’un blog était déjà connus, par contre j’ai trouvé très amusant l’expérience de grandir de 20 ans en 10 semaines, et ça a aussi bien amusé mes enfants qui ont suivi mes pérégrinations MOOCquesques …

Les activités en groupe, sans organisation à priori, ont aussi apporté un dynamisme phénoménal. J’ai pris beaucoup de plaisir à interagir, découvrir, échanger, me dévoiler (un peu : je garde ma pudeur d’adulescent, hein !) avec des personnes dynamiques, enthousiastes et inconnues au début du MOOC.

Tout cela m’a permis de sentir et redécouvrir à quel point le plaisir est un moteur pour avancer et persévérer. Comme dit le proverbe : “Plaisir non partagé n’est plaisir qu’à moitié !”

Le travail collaboratif sur les pads puis sur la capitalisation, le repérage des compétences mises en œuvre et l’après ITyPA a été l’occasion de vivre une première vraie expérience grandeur réelle de la collaboration. C’est magique de voir le groupe s’organiser sans feuille de route, planning, ni chef de projet. “Et pourtant … ça tourne !” comme dirait Galilée …

Je l’ai déjà dit dans plusieurs articles mais je crois que l’élément qui m’a le plus marqué dans ce MOOC est la bienveillance que nous avons pu y trouver.  Cette ambiance ouverte, accueillante et constructive est, à mon avis, le terreau d’un bon apprentissage … Là, je suis obligé de citer Christine, notre grande prêtresse du jardinage “Trouver le juste milieu entre la jungle et le jardin à la française, belle ambition pour les Moocs”.

Enfin, je ne résiste pas à citer N. Armstrong pour finir (avec une traduction libre : j’ai encore quelques progrès à faire en anglais …) “#ITyPA pour l’apprenant, un grand pas pour l’apprenance”.

Je n’ai pas du tout suivi les questions de B. Devauchelle mais j’aime pas les cadres trop formels, c’est peut-être pour ça que j’étais si bien dans ce MOOC ;-)

Merci à vous tous, animateurs, participants, discrets ou moins discrets … On a bien appris ensemble, mais ça n’est qu’un début, j’ai encore la vie devant moi !

Tribune libre à @vdatin

Hier, le prof nous a fait plancher sur une nouvelle thématique : Partager vos expériences des réseaux sociaux numériques. Franchement, il nous a tous scotché. D’habitude, son truc à lui, c’est plutôt de nous confisquer le portable quand on envoie un SMS ou un tweet en cours. Je t’explique pas le grand écart. J’ai un peu tapé en touche en lui disant que ça sert simplement à communiquer. Apparemment c’était pas suffisant.

 

On s’est fait un Hangout avec la bande pour voir comment on pouvait tourner ou retourner le sujet. Momo bien sûr, il avait anticipé en faisant des recherches sur le net et il nous a expliqué que certains profs réfléchissaient en ce moment à de nouvelles formes d’enseignement à distance. On a trouve ça cool de nous faire participer à une réflexion sur l’avenir de l’enseignement même si la question est pas trop directe. Stef, lui ça le fait marrer, il dit que c’est pas possible qu’un prof fasse une phrase avec seulement 140 mots pour nous la tweeter. Bref, on a quand même décidé de s’y mettre sérieusement. On était tous d’accord pour parler de Wikipédia, enfin surtout des liens en bas de page parce que le copier/coller de la première page pour les devoirs, c’est plus possible. On l’utilise tous, même si on s’est pas trop comment ça marche. Momo dit que tous le monde peut contribuer à Wikipédia et qu’il est souvent remis à jour. On a trouvé ça suspect. Si tout le monde y met son grain de sel, comment on peut valider les informations ? Bah, de toute manière, moi à la maison, y’a plus de dico, on est tous connectés. Stef, lui a nous dit qu’avant il « chaté » sur Caramail et « téléchargé » de la musique sur Napster. Faut dire qu’il est en avance sur nous, il a déjà redoublé deux fois. Nous, avant on utilisait surtout Facebook, mais bon quand nos parents ont commencé à ouvrir des comptes, on n’était plus vraiment tranquille. Moi, j’ai arrêté Facebook quand ma grand- mére m’a demandé d’être son ami.

Celya, elle a jamais eu de compte Facebook. Sur Facebook, on te demande ton âge, elle pouvait pas s’inscrire, enfin elle a pas osé. Faut dire aussi qu’elle a un an d’avance, c’est la surdouée de la bande. Elle a ouvert un compte twitter parce qu’il demande pas ton âge et que tu peux t’inscrire simplement avec un pseudo. En tout cas, on est tous d’accord pour dire qu’on préfère Twitter parce qu’on peut bavarder sans être ami/ami comme sur Facebook. Par exemple, avec des textes courts, tu peux envoyer trois ou quatres messages par minute. Le plus marrant, c’est le hastag…Il paraît que certains l’utilisent pour faire des recherches, nous c’est plutôt pour échanger des conneries. Mes préférés, c’est #vdm (vie de merde) #jdcjdr (je dis çà, je dis rien) et puis il y’au aussi #AvoueTasChaudQuand et #ExpressionDeParents.

Je sais pas trop ce qu’on peut faire avec les réseaux sociaux dans l’enseignement. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que moi je suis déjà prêt pour le monde du travail parce que je suis connecté. Je travaille déjà comme un journaliste avec Twitter.

PS : Merci Vincent pour ta participation à ce blog !

Moi et ma bande …

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je voudrai vous parler de ma bande !

Some of the group CC-By Gene Hunt

D’abord, dans ma bande, on n’est pas très nombreux : 4 ou 5 ! Et on se retrouve une fois par semaine. Comme on est loin les uns des autres, on ne peut pas se retrouver dans la cage d’escalier (pour faire des tags), alors on se donne rendez-vous, une fois par semaine, à des Hangoûter (et on parle des pads). Et en fait, ça fait du bien de se retrouver comme ça, pour échanger, partager, se ressourcer … et puis c’est super dynamisant ! Ca donne du punch ! D’ailleurs, je crois qu’on fait chacun tout notre possible pour ne pas rater notre Hangoûter ! On vient chacun avec ses attentes, ses motivations, on échange sur nos questionnements, nos projets, nos découvertes …Ça nous permet de nous poser un peu, de souffler : c’est un peu notre petit coin à nous, notre île au milieu de l’océan. Marcel et Christophe, dans leur causerie, diraient qu’on passe du réseau au groupe.

En fait, si je vous dis tout ça, c’est parce que je trouve que c’est tellement bon d’avoir sa bande à soi, que je voudrai vous inciter à vivre ça ! A prendre le taureau par les cornes et vous bouger pour inviter vos proches du MOOC à passer un moment ensemble. Cela vous permet de rompre l’isolement et c’est une priorité dans une formation à distance. Si vous avez peur de ne pas être à l’aise avec les Hangout, vous pouvez utiliser Skype (mais c’est moins sympa parce que très vite, dès qu’on est un peu nombreux, on n’a plus l’image) ou passer un moment sur twitter ensemble ou n’importe quel outil synchrone (mais c’est encore moins sympa parce qu’on a plus la voix). A ce sujet, en parcourant les pads ITyPA, j’ai constaté que certains se donnent rendez-vous pour construire ensemble un document. D’après leurs dire – et je les crois volontiers – c’est sympa et motivant. Alors pourquoi ne pas tenter l’expérience …

Maintenant, je peux aussi vous donner une argumentation pédagogique !

Il est impensable que nos 4 z’amis entretiennent une relation personnelle avec chaque participant comme on pourrait l’envisager dans une formation à distance plus ‘classique’ ( la relation enseignant – apprenant du tétraèdre pédagogique). Le seul palliatif que l’on puisse trouver doit venir du groupe. Il nous incombe donc, à chacun, d’être les tuteurs de nos voisins …

En fait, je vous propose juste de vous donner rendez-vous pour passer un moment avec quelques personnes, que vous croisez par blog, scoop.it! ou forum interposé pour se connaître un peu mieux et créer un peu de complicité, voire d’intimité. Ça serait la fête des voisins du MOOC !

Je vous vois déjà prêt à me dire : “C’est bien beau ton truc mais c’est un peu utopique, non ?” Eh bien, moi, je m’en moque de votre discours de rabat-joie !  J’ai treize ans, je rentre dans l’adolescence et j’aime bien avoir des rêves … Alors, décrochez vos tweets, envoyez vos messages et invitez vos voisins !

PS : si vous êtes comme ma mère, vous allez me rappeler qu’on dit “Ma bande et moi …”, mais mon titre, je le garde : j’aime bien son côté nombrilo-centré !

Une leçon de géométrie

Aujourd’hui, on a eu une leçon de géométrie ! Et voilà la consigne :

geometry CC-BY propofatticus

Alors on a fait des cubes, des tétraèdres et plein de choses compliquées …

Après, le prof de maths (ah oui au fait, faut que je vous dise que depuis que j’ai 11 ans, je suis au collège !) a demandé : “Quel volume représente le mieux le MOOC ITyPA ?”
J’ai essayé de réfléchir et de retrouver dans mes archives ce qui pourrait m’aider à répondre à cette question. Et j’ai trouvé deux pistes pour répondre …

1 – le tétraèdre

Je suis d’abord tombé sur le tétraèdre ci-dessous.

tétraèdre pédagogique d’après Faerber

Il me semble important d’aborder cette structure par ses quatre faces :

  • La face Enseignant – Apprenant – Groupe correspond à apprendre à collaborer. L’enseignant favorise des situations de travail en groupe pour développer le potentiel de collaboration des apprenants.
  • La face Enseignant – Groupe – Savoir peut se lire comme collaborer pour apprendre. Les situations de collaboration ont pour but de manipuler le savoir pour que chaque apprenant puisse se l’approprier en confrontant sa vision à celle des autres membres du groupe.
  • La face Enseignant – Apprenant – Savoir englobe l’analyse réflexive où l’apprenant relit le vécu pour capitaliser l’expérience. Le savoir est alors plus large que le seul savoir disciplinaire, il intègre aussi les savoir-faire et savoir-être …
  • La dernière face, Apprenant – Groupe – Savoir correspond au social learning où chacun est à la fois apprenant et soutien à l’apprentissage, pair, tuteur, pour son entourage. L’enseignant n’est plus présent, il a jeté les bases de l’apprentissage tout au long de la vie (lifelong learning).

Et maintenant, quelques remarques :

a) Dans un MOOC, la relation Enseignant – Apprenant est ténue (voire inexistante). C’est la rançon de la gloire ! On ne peut pas avoir une relation privilégiée avec 1200 personnes en parallèle … Mais cela fragilise à mon avis les deux faces qui s’y appuient, à savoir l’analyse réflexive et l’apprentissage de la collaboration. Cela laisse donc les participants en autonomie dans ces domaines. Il faut espérer qu’ils sont à l’aise avec ces pratiques sinon, ils risquent de baisser les bras malgré la bonne volonté des animateurs (cela peut expliquer en partie les nombreux abandons dans les différents MOOC : le taux de réussite est de l’ordre de 7% dans les MOOC des grandes universités américaines)

b) Les ‘enseignants’ du MOOC ont choisi de faire intervenir des spécialistes pour chaque domaine abordé : les spécialistes ont le rôle de formateur et les 4 z’amis le rôle de facilitateur de la collaboration ou animateur.

c) Deux faces sont bien solides dans ce MOOC : la collaboration pour apprendre et le social learning. On est bien dans le thème de la semaine et le MOOC est une bonne piste de décollage vers ces modes d’apprentissage. Il crée le climat de bienveillance qui permet d’aller de l’avant. Encore faut-il être un tant soit peu autonome …

2 – le tore

En remontant plus loin dans les archives, je suis tombé sur ce disque, mais ça va pas, c’est pas un volume … quoi que … on pourrait peut-être le transformer …

les apprenants au centre de la formation

Les apprenants collaborent (au centre, dans le cercle bleu clair) dans un contexte disciplinaire (cercle vert foncé) puis ‘ruminent’ leurs pratiques et leurs connaissances (cercle vert clair) pour enfin partager, diffuser et exploiter leurs productions (cercle bleu foncé).

Dans le MOOC, nous  – les apprenants – sommes au milieu pour partager, communiquer et collaborer. Mais tout ça, on le fait à distance, en publiant, exploitant, relayant, enrichissant les ressources des uns ou des autres … Il y a donc un lien fort entre la collaboration centrale et le partage périphérique. Et si on referme l’extérieur du disque sur le centre, on arrive à un tore. Je fais pas le dessin parce que je ne sais pas faire, mais si quelqu’un veut s’y coller, ce sera avec plaisir …

Là encore, on a une image du social learning où tout le monde est impliqué et apporte ce qu’il est à la construction collective, avec des questions, des découvertes, des réflexions, … les unes appelant les autres, et réciproquement …

3 – Conclusion

En fait, la conclusion de cette réflexion c’est que  c’est bon et riche d’apprendre à plusieurs.  Je vous laisse en vrac quelques citations glanées ça et là :

  • Quand on cherche à avancer ensemble, on va peut être moins vite, mais on va plus loin !
  • Si tu ne sais pas, demande ! Si tu sais, partage !
  • “Pour que le social learning soit fonctionnel, chaque employé doit savoir qu’il est responsable autant de sa propre formation que de celle des autres.” (Mickael Rose)

Bon ! ben, maintenant, je vous quitte, j’ai encore quelques chamallows à finir … ;-)

C’est quand qu’on goûte ?

C’était hier !

On s’est fait un super HanGouter avec @audece (Audece’s way), @brigittefriang (eudia et je fais le ménage dans ma vie), @laurence_972 (Itypalie) et @VLenne (ITyPA…pillon). C’était bien sympa ! On a parlé de tout et de rien et en fait, on a quand même abordé quelques sujets importants …

1 – L’enthousiasme

On appelle cela comme on veut : la bonne humeur, l’esprit positif, … Ça me paraît quand même super important, quelle que soit l’activité que l’on mène. Je pense que c’est spécialement important quand on est en formation (que l’on soit formateur ou participant) pour favoriser une dynamique constructive. Je milite depuis longtemps pour une pédagogie de la bonne humeur … Cela ne se limite pas au monde de la formation, la convivialité est aussi un atout managérial (c’est vrai, il y a une différence entre enthousiasme et convivialité, mais c’est quand même dans la même mouvance …)

2 – Se rencontrer en vrai

Ça fait du bien ! mettre un visage et une voix derrière un blog, ça aussi, ça participe à la dynamique : on se dévoile autrement qu’à travers un blog ou quelques tweets … C’est moins canalisé, plus ouvert, avec des interactions faciles. Ca rejoint ce que propose Luc Legay pour construire une communauté

3 – Les outils

Bien sûr, on a parlé des outils. Ceux qu’on utilise, ceux qu’on utilise moins. La différence entre Netvibes (agrégateur de flux) et Diigo (partage de signets). On a aussi beaucoup parlé de cartes mentales, mind maps, concept maps, et en fait, plutôt que d’utiliser un logiciel tout fait, je préfère utiliser un outil de dessin en ligne (Cacoo) qui donne plus de liberté pour le rendu graphique. En plus, pour ceux que ça intéresse, il permet de travailler en mode collaboratif …. je l’utilise pas mal avec mes étudiants.

4 – Le droit d’auteur

Entre Scoop.It! et la possibilité de reblog offerte par worpress, il peut y avoir confusion entre l’auteur et le découvreur/promoteur. C’est vrai que ça peut être un peu flou… Il me semble que cette question de droit d’auteur est très importante et pour aider à y réfléchir, voici une présentation qui me paraît complète et pertinente.

On peut se poser des questions sur les conditions générales d’utilisation des différents outils que nous utilisons régulièrement et qui évoluent régulièrement aussi …

Une question importante à clarifier est le choix de la licence utilisée pour nos publications … Par exemple, ce blog est sous la licence CC-BY. Et vous, quelle licence utilisez-vous ?

Apprendre : à l’école … ou tout seul

D’après Denys Lamontagne “A l’école, on est complètement asservi par le temps …” Moi qui ai 6 ans, je me demandais récemment si l’école n’était pas un Environnement Prescrit d’Apprentissage…  En effet, les horaires sont prescrits, les contenus sont prescrits, le lieux est prescrit : heureusement, j’ai encore la liberté de m’intéresser, m’impliquer … ou pas …

Vivement que je sois autonome pour pouvoir me former comme j’aime ! Personnellement, j’aime bien manipuler, ressasser, reformuler les informations qui m’interpellent.

L’apprentissage commence souvent par la lecture d’une ressource (ou le visionnage d’une vidéo, ou une discussion) qui me semble particulièrement pertinente. Cela me donne la matière première de l’apprentissage. Ensuite, j’ai plusieurs méthodes au choix :

  • Chercher à faire une synthèse des différentes idées présentées en respectant les liens entre les différents concepts et en y adjoignant, si nécessaire, d’autres notions acquises précédemment (par exemple ici).
  • Transposer cette matière première à un nouveau contexte. Dans mon cas, la transposition se fait souvent vers le monde de l’éducation (par exemple ici).
  • L’apprentissage se fait aussi lors de la relecture d’expérience vécue, en essayant de prendre du recul, de mettre en perspective, voire de modéliser pour pouvoir transposer (par exemple ).

J’utilise un blog pour enregistrer toutes ces réflexions, essentiellement pour :

  • Capitaliser mes apprentissages, les retravailler ultérieurement, les faire évoluer …
  • M’ouvrir aux autres, partager avec ceux qui sont intéressés par les mêmes sujets que moi et échanger avec eux …

Voilà, vous savez comment j’apprends en dehors de l’école. Pour ce qui est de la recherche de la matière première, on en reparlera sans doute plus tard …

PS : Je comptais attendre l’adolescence pour parler de l’Espace Prescrit d’Apprentissage, mais bon, on peut voir ça comme un caprice … ;-)

Mes premiers pas à l’école

Vous ne le saviez pas encore mais je vais à l’école ! Je suis à la maternelle, chez les grands et je commence à écrire (et oui, j’ai déjà 5 ans) …

Writing Lesson CC BY-NC-ND radioflyer007

Comme vous l’imaginez, le premier mot que je reconnais et que j’écris, c’est mon prénom. Et comme j’aime beaucoup écrire, je l’écris un peu partout : c’est une façon pour moi de me forger mon identité. Cela me fait penser à toutes ces personnes qui profitent d’ITyPA pour réfléchir à leur identité numérique, leur intégration au sein d’un réseau ou d’une communauté, aux traces qu’ils laissent sur internet, avec plaisir, appréhension, fierté (vous pouvez cocher la ou les cases qui vous conviennent, vous pouvez même en rajouter si vous voulez …). A ce sujet, je lisais le texte d’Antonio Casilli sur la présence en ligne et un passage m’interpelle particulièrement : “S’il n’y a pas de réciprocité dans l’échange des traces de présence, d’informations, de suggestions, d’éléments de narration de soi, les amis ne cautionnent pas l’identité affichée”. Cette remarque met en avant l’échange réciproque et indique clairement que l’identité dépend de ce partage qui peut se faire à plusieurs niveau :

  • “I like” : petite annotation simple pour manifester son goût (on peut aussi parfois ressentir le besoin de manifester son dégoût …). Cela peut aussi se manifester par le partage d’un lien sur Twitter ou G+, ou même juste une réponse à un tweet pour créer une complicité.
  • Un commentaire plus argumenté où l’on explicite et justifie son point de vue,
  • Un article structuré pour initier une discussion ou présenter une pensée ou une idée.

Toutes ces traces en lignes permettent de mieux se connaître et c’est peut-être à ce  niveau-là que j’ai du travail à faire. Tous les gourous des blogs le disent : “commentez les articles des autres en parallèle des articles que vous publiez !” N’empêche que j’ai du mal à m’astreindre à réagir alors que c’est LE moyen pour tisser des liens … Et on le comprend bien : dans la vie, les gens dont on apprécie la compagnie sont ceux qui discutent, échangent, vous écoutent, s’intéressent à vous et surtout pas ceux qui ne parlent que d’eux-mêmes … Casilli le dit très bien à la fin de son article : “La présence ne jaillit pas d’une narration individuelle, mais surgit d’un partage et de la conversation avec les autres”.

Quelques réflexions sur ces réflexions …

Il me semble qu’on ne peut pas faire l’impasse sur l’un quelconque des trois niveaux au risque d’avoir une présence en ligne bancale : il est important de produire, pour nourrir la réflexion collective et brasser les idées, mais il faut s’intégrer dans les discussions en réagissant aux productions des autres, que ce soit de façon argumentée (sous forme de commentaire) ou plus informelle (tous ces petits signes qui marquent l’affection, l’intérêt ou la complicité)

Pour moi qui ai 5 ans, si je veux me construire un réseau, il vaut mieux que je dialogue avec les personnes de mon entourage plutôt que d’écrire mon prénom tout partout !

Ces réflexions rejoignent les articles précédents :

  • En apprenant sur Internet, on apprend aussi sur soi,
  • Le MOOC ITyPA créé un climat de bienveillance, tout à fait propice pour le développement de notre présence en ligne …
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