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Le bilan du gamin …

J’ai 20 ans ce soir ! c’est la fin d’une époque, le début d’une autre, et la transition se fait insensiblement … Le MOOC finit, mais il continue quand même un peu …

C’est le moment de tirer un bilan de cette expérience : Vaste programme !!!

Alors, qu’est-ce que j’ai appris ? Appris n’est pas forcément le bon terme. Je parlerais plus de re-découverte.  Bon, alors je reprend : “qu’est-ce que j’ai re-découvert ?”

L’ouverture et l’animation d’un blog était déjà connus, par contre j’ai trouvé très amusant l’expérience de grandir de 20 ans en 10 semaines, et ça a aussi bien amusé mes enfants qui ont suivi mes pérégrinations MOOCquesques …

Les activités en groupe, sans organisation à priori, ont aussi apporté un dynamisme phénoménal. J’ai pris beaucoup de plaisir à interagir, découvrir, échanger, me dévoiler (un peu : je garde ma pudeur d’adulescent, hein !) avec des personnes dynamiques, enthousiastes et inconnues au début du MOOC.

Tout cela m’a permis de sentir et redécouvrir à quel point le plaisir est un moteur pour avancer et persévérer. Comme dit le proverbe : “Plaisir non partagé n’est plaisir qu’à moitié !”

Le travail collaboratif sur les pads puis sur la capitalisation, le repérage des compétences mises en œuvre et l’après ITyPA a été l’occasion de vivre une première vraie expérience grandeur réelle de la collaboration. C’est magique de voir le groupe s’organiser sans feuille de route, planning, ni chef de projet. “Et pourtant … ça tourne !” comme dirait Galilée …

Je l’ai déjà dit dans plusieurs articles mais je crois que l’élément qui m’a le plus marqué dans ce MOOC est la bienveillance que nous avons pu y trouver.  Cette ambiance ouverte, accueillante et constructive est, à mon avis, le terreau d’un bon apprentissage … Là, je suis obligé de citer Christine, notre grande prêtresse du jardinage “Trouver le juste milieu entre la jungle et le jardin à la française, belle ambition pour les Moocs”.

Enfin, je ne résiste pas à citer N. Armstrong pour finir (avec une traduction libre : j’ai encore quelques progrès à faire en anglais …) “#ITyPA pour l’apprenant, un grand pas pour l’apprenance”.

Je n’ai pas du tout suivi les questions de B. Devauchelle mais j’aime pas les cadres trop formels, c’est peut-être pour ça que j’étais si bien dans ce MOOC 😉

Merci à vous tous, animateurs, participants, discrets ou moins discrets … On a bien appris ensemble, mais ça n’est qu’un début, j’ai encore la vie devant moi !

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Une leçon de géométrie

Aujourd’hui, on a eu une leçon de géométrie ! Et voilà la consigne :

geometry CC-BY propofatticus

Alors on a fait des cubes, des tétraèdres et plein de choses compliquées …

Après, le prof de maths (ah oui au fait, faut que je vous dise que depuis que j’ai 11 ans, je suis au collège !) a demandé : “Quel volume représente le mieux le MOOC ITyPA ?”
J’ai essayé de réfléchir et de retrouver dans mes archives ce qui pourrait m’aider à répondre à cette question. Et j’ai trouvé deux pistes pour répondre …

1 – le tétraèdre

Je suis d’abord tombé sur le tétraèdre ci-dessous.

tétraèdre pédagogique d’après Faerber

Il me semble important d’aborder cette structure par ses quatre faces :

  • La face Enseignant – Apprenant – Groupe correspond à apprendre à collaborer. L’enseignant favorise des situations de travail en groupe pour développer le potentiel de collaboration des apprenants.
  • La face Enseignant – Groupe – Savoir peut se lire comme collaborer pour apprendre. Les situations de collaboration ont pour but de manipuler le savoir pour que chaque apprenant puisse se l’approprier en confrontant sa vision à celle des autres membres du groupe.
  • La face Enseignant – Apprenant – Savoir englobe l’analyse réflexive où l’apprenant relit le vécu pour capitaliser l’expérience. Le savoir est alors plus large que le seul savoir disciplinaire, il intègre aussi les savoir-faire et savoir-être …
  • La dernière face, Apprenant – Groupe – Savoir correspond au social learning où chacun est à la fois apprenant et soutien à l’apprentissage, pair, tuteur, pour son entourage. L’enseignant n’est plus présent, il a jeté les bases de l’apprentissage tout au long de la vie (lifelong learning).

Et maintenant, quelques remarques :

a) Dans un MOOC, la relation Enseignant – Apprenant est ténue (voire inexistante). C’est la rançon de la gloire ! On ne peut pas avoir une relation privilégiée avec 1200 personnes en parallèle … Mais cela fragilise à mon avis les deux faces qui s’y appuient, à savoir l’analyse réflexive et l’apprentissage de la collaboration. Cela laisse donc les participants en autonomie dans ces domaines. Il faut espérer qu’ils sont à l’aise avec ces pratiques sinon, ils risquent de baisser les bras malgré la bonne volonté des animateurs (cela peut expliquer en partie les nombreux abandons dans les différents MOOC : le taux de réussite est de l’ordre de 7% dans les MOOC des grandes universités américaines)

b) Les ‘enseignants’ du MOOC ont choisi de faire intervenir des spécialistes pour chaque domaine abordé : les spécialistes ont le rôle de formateur et les 4 z’amis le rôle de facilitateur de la collaboration ou animateur.

c) Deux faces sont bien solides dans ce MOOC : la collaboration pour apprendre et le social learning. On est bien dans le thème de la semaine et le MOOC est une bonne piste de décollage vers ces modes d’apprentissage. Il crée le climat de bienveillance qui permet d’aller de l’avant. Encore faut-il être un tant soit peu autonome …

2 – le tore

En remontant plus loin dans les archives, je suis tombé sur ce disque, mais ça va pas, c’est pas un volume … quoi que … on pourrait peut-être le transformer …

les apprenants au centre de la formation

Les apprenants collaborent (au centre, dans le cercle bleu clair) dans un contexte disciplinaire (cercle vert foncé) puis ‘ruminent’ leurs pratiques et leurs connaissances (cercle vert clair) pour enfin partager, diffuser et exploiter leurs productions (cercle bleu foncé).

Dans le MOOC, nous  – les apprenants – sommes au milieu pour partager, communiquer et collaborer. Mais tout ça, on le fait à distance, en publiant, exploitant, relayant, enrichissant les ressources des uns ou des autres … Il y a donc un lien fort entre la collaboration centrale et le partage périphérique. Et si on referme l’extérieur du disque sur le centre, on arrive à un tore. Je fais pas le dessin parce que je ne sais pas faire, mais si quelqu’un veut s’y coller, ce sera avec plaisir …

Là encore, on a une image du social learning où tout le monde est impliqué et apporte ce qu’il est à la construction collective, avec des questions, des découvertes, des réflexions, … les unes appelant les autres, et réciproquement …

3 – Conclusion

En fait, la conclusion de cette réflexion c’est que  c’est bon et riche d’apprendre à plusieurs.  Je vous laisse en vrac quelques citations glanées ça et là :

  • Quand on cherche à avancer ensemble, on va peut être moins vite, mais on va plus loin !
  • Si tu ne sais pas, demande ! Si tu sais, partage !
  • “Pour que le social learning soit fonctionnel, chaque employé doit savoir qu’il est responsable autant de sa propre formation que de celle des autres.” (Mickael Rose)

Bon ! ben, maintenant, je vous quitte, j’ai encore quelques chamallows à finir … 😉

C’est quand qu’on goûte ?

C’était hier !

On s’est fait un super HanGouter avec @audece (Audece’s way), @brigittefriang (eudia et je fais le ménage dans ma vie), @laurence_972 (Itypalie) et @VLenne (ITyPA…pillon). C’était bien sympa ! On a parlé de tout et de rien et en fait, on a quand même abordé quelques sujets importants …

1 – L’enthousiasme

On appelle cela comme on veut : la bonne humeur, l’esprit positif, … Ça me paraît quand même super important, quelle que soit l’activité que l’on mène. Je pense que c’est spécialement important quand on est en formation (que l’on soit formateur ou participant) pour favoriser une dynamique constructive. Je milite depuis longtemps pour une pédagogie de la bonne humeur … Cela ne se limite pas au monde de la formation, la convivialité est aussi un atout managérial (c’est vrai, il y a une différence entre enthousiasme et convivialité, mais c’est quand même dans la même mouvance …)

2 – Se rencontrer en vrai

Ça fait du bien ! mettre un visage et une voix derrière un blog, ça aussi, ça participe à la dynamique : on se dévoile autrement qu’à travers un blog ou quelques tweets … C’est moins canalisé, plus ouvert, avec des interactions faciles. Ca rejoint ce que propose Luc Legay pour construire une communauté

3 – Les outils

Bien sûr, on a parlé des outils. Ceux qu’on utilise, ceux qu’on utilise moins. La différence entre Netvibes (agrégateur de flux) et Diigo (partage de signets). On a aussi beaucoup parlé de cartes mentales, mind maps, concept maps, et en fait, plutôt que d’utiliser un logiciel tout fait, je préfère utiliser un outil de dessin en ligne (Cacoo) qui donne plus de liberté pour le rendu graphique. En plus, pour ceux que ça intéresse, il permet de travailler en mode collaboratif …. je l’utilise pas mal avec mes étudiants.

4 – Le droit d’auteur

Entre Scoop.It! et la possibilité de reblog offerte par worpress, il peut y avoir confusion entre l’auteur et le découvreur/promoteur. C’est vrai que ça peut être un peu flou… Il me semble que cette question de droit d’auteur est très importante et pour aider à y réfléchir, voici une présentation qui me paraît complète et pertinente.

On peut se poser des questions sur les conditions générales d’utilisation des différents outils que nous utilisons régulièrement et qui évoluent régulièrement aussi …

Une question importante à clarifier est le choix de la licence utilisée pour nos publications … Par exemple, ce blog est sous la licence CC-BY. Et vous, quelle licence utilisez-vous ?

Apprendre : à l’école … ou tout seul

D’après Denys Lamontagne “A l’école, on est complètement asservi par le temps …” Moi qui ai 6 ans, je me demandais récemment si l’école n’était pas un Environnement Prescrit d’Apprentissage…  En effet, les horaires sont prescrits, les contenus sont prescrits, le lieux est prescrit : heureusement, j’ai encore la liberté de m’intéresser, m’impliquer … ou pas …

Vivement que je sois autonome pour pouvoir me former comme j’aime ! Personnellement, j’aime bien manipuler, ressasser, reformuler les informations qui m’interpellent.

L’apprentissage commence souvent par la lecture d’une ressource (ou le visionnage d’une vidéo, ou une discussion) qui me semble particulièrement pertinente. Cela me donne la matière première de l’apprentissage. Ensuite, j’ai plusieurs méthodes au choix :

  • Chercher à faire une synthèse des différentes idées présentées en respectant les liens entre les différents concepts et en y adjoignant, si nécessaire, d’autres notions acquises précédemment (par exemple ici).
  • Transposer cette matière première à un nouveau contexte. Dans mon cas, la transposition se fait souvent vers le monde de l’éducation (par exemple ici).
  • L’apprentissage se fait aussi lors de la relecture d’expérience vécue, en essayant de prendre du recul, de mettre en perspective, voire de modéliser pour pouvoir transposer (par exemple ).

J’utilise un blog pour enregistrer toutes ces réflexions, essentiellement pour :

  • Capitaliser mes apprentissages, les retravailler ultérieurement, les faire évoluer …
  • M’ouvrir aux autres, partager avec ceux qui sont intéressés par les mêmes sujets que moi et échanger avec eux …

Voilà, vous savez comment j’apprends en dehors de l’école. Pour ce qui est de la recherche de la matière première, on en reparlera sans doute plus tard …

PS : Je comptais attendre l’adolescence pour parler de l’Espace Prescrit d’Apprentissage, mais bon, on peut voir ça comme un caprice … 😉

Mes premiers pas à l’école

Vous ne le saviez pas encore mais je vais à l’école ! Je suis à la maternelle, chez les grands et je commence à écrire (et oui, j’ai déjà 5 ans) …

Writing Lesson CC BY-NC-ND radioflyer007

Comme vous l’imaginez, le premier mot que je reconnais et que j’écris, c’est mon prénom. Et comme j’aime beaucoup écrire, je l’écris un peu partout : c’est une façon pour moi de me forger mon identité. Cela me fait penser à toutes ces personnes qui profitent d’ITyPA pour réfléchir à leur identité numérique, leur intégration au sein d’un réseau ou d’une communauté, aux traces qu’ils laissent sur internet, avec plaisir, appréhension, fierté (vous pouvez cocher la ou les cases qui vous conviennent, vous pouvez même en rajouter si vous voulez …). A ce sujet, je lisais le texte d’Antonio Casilli sur la présence en ligne et un passage m’interpelle particulièrement : “S’il n’y a pas de réciprocité dans l’échange des traces de présence, d’informations, de suggestions, d’éléments de narration de soi, les amis ne cautionnent pas l’identité affichée”. Cette remarque met en avant l’échange réciproque et indique clairement que l’identité dépend de ce partage qui peut se faire à plusieurs niveau :

  • “I like” : petite annotation simple pour manifester son goût (on peut aussi parfois ressentir le besoin de manifester son dégoût …). Cela peut aussi se manifester par le partage d’un lien sur Twitter ou G+, ou même juste une réponse à un tweet pour créer une complicité.
  • Un commentaire plus argumenté où l’on explicite et justifie son point de vue,
  • Un article structuré pour initier une discussion ou présenter une pensée ou une idée.

Toutes ces traces en lignes permettent de mieux se connaître et c’est peut-être à ce  niveau-là que j’ai du travail à faire. Tous les gourous des blogs le disent : “commentez les articles des autres en parallèle des articles que vous publiez !” N’empêche que j’ai du mal à m’astreindre à réagir alors que c’est LE moyen pour tisser des liens … Et on le comprend bien : dans la vie, les gens dont on apprécie la compagnie sont ceux qui discutent, échangent, vous écoutent, s’intéressent à vous et surtout pas ceux qui ne parlent que d’eux-mêmes … Casilli le dit très bien à la fin de son article : “La présence ne jaillit pas d’une narration individuelle, mais surgit d’un partage et de la conversation avec les autres”.

Quelques réflexions sur ces réflexions …

Il me semble qu’on ne peut pas faire l’impasse sur l’un quelconque des trois niveaux au risque d’avoir une présence en ligne bancale : il est important de produire, pour nourrir la réflexion collective et brasser les idées, mais il faut s’intégrer dans les discussions en réagissant aux productions des autres, que ce soit de façon argumentée (sous forme de commentaire) ou plus informelle (tous ces petits signes qui marquent l’affection, l’intérêt ou la complicité)

Pour moi qui ai 5 ans, si je veux me construire un réseau, il vaut mieux que je dialogue avec les personnes de mon entourage plutôt que d’écrire mon prénom tout partout !

Ces réflexions rejoignent les articles précédents :

  • En apprenant sur Internet, on apprend aussi sur soi,
  • Le MOOC ITyPA créé un climat de bienveillance, tout à fait propice pour le développement de notre présence en ligne …

A la découverte du monde …

Bonjour à tous, j’ai trois ans ce matin … et vous me demandez quel est mon espace personnel d’apprentissage ! Je vais vous le présenter en partant des différents domaines d’études du moment …

1 – moi

Et oui ! A trois ans, on se découvre ! Actuellement, je fais un gros travail sur la propreté : j’essaye de ne pas trop repousser le moment où je vais aux toilettes alors que je suis absorbé dans un jeu. Dans le langage adulte, ça s’appelle lutter contre la procrastination ! Et pour ce MOOC, je dois aussi apprendre à gérer mon temps pour ne pas me laisser déborder … C’est un apprentissage compliqué, qui est perpétuellement remis en question …

On n’a pas assez d’une vie pour se découvrir, et cette quête va un peu plus loin que la lutte contre la procrastination;-).

2 – les autres

Prendre du temps pour rencontrer les autres, discuter, échanger, …

Pour tout cela, j’ai deux blog pour présenter mes idées (ici et prodageo), mon point de vue et je prend le temps de lire les idées des autres (qu’ils présentent sur leur espace à eux). La première partie du travail consiste donc à repérer les personnes et pour ça, j’utilise beaucoup twitter. Je me suis abonné à de nombreux blogs par l’intermédiaire de leur flux RSS. et ensuite, je lis, je lis, je lis et parfois je réagis…

3 – le monde

C’est formidable d’explorer de nouveaux mondes. Et là, c’est la sérendipité qui me guide… J’emmagasine mes découvertes dans Diigo, je les rumine, les assimile et les repartage sur un blog …

Voilà ci-dessous un schéma que j’avais fait l’année dernière pour présenter ma vision de l’espace personnel d’apprentissage de nos élèves/étudiants…

Espace personnel d’apprentissage

4 – réflexion sur la recherche sur internet

Dominique Cardon a fait des recherches assez intéressantes sur les métriques de classement des informations sur internet, en clair, les qualités que l’on recherche et les critères de choix dans notre politique de recherche. Pour résumer et faire simple :

  • La première qualité d’une information sur twitter est sa fraîcheur.
  • Si on fait des recherches d’information sur les réseaux sociaux, on va chercher des informations validées par nos réseaux, nos amis, des personnes en qui l’on a confiance : c’est l’affinité que l’on porte aux personnes qui nous sert de filtre.
  • Si l’on recherche sur Google, on fait confiance à l’algorithme de Google (le Page Rank) pour trouver l’information dont on a besoin
  • Si vous utilisez Google Scholar, c’est pour avoir des résultats de la recherche dans le domaine : vous faîtes donc confiance à la communauté scientifique …
  • Si l’on recherche sur les outils de social bookmarking, on va faire confiance aux internautes, sans avoir vraiment de repère fiable.

Toutes ces méthodes de recherche peuvent se justifier. Il me paraît important d’avoir conscience des valeurs que l’on met en jeu lorsque l’on lance une recherche …

Pour aller un peu plus loin sur le idées de D. Cardon

Tant de bienveillance !

J’ai bientôt deux ans et je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte mais ils sont tous super gentils autour de moi ! Tout le monde s’intéresse à moi, vient me voir, me prend en photo, me tend la main, m’aide … En fait, ils sont tous bienveillants et très attentionnés.

Helping Hand CC BY SA JuditK

Au début de ce MOOC, c’est un peu pareil ! On est entouré de 900 participants super attentionnés. on peut voir un premier signe de cette bienveillance avec les premiers tutoriels développés. Mais ça n’est pas tout ! Tous ces MoocKitos viennent voir vos premiers pas dans cet univers en co-développement !

Dave Cormier disait jeudi dernier que les deux premières étapes étaient de se repérer et de s’afficher. Je ne suis pas sûr qu’il faille envisager ces deux étapes de façon séquentielle mais plutôt en parallèle. N’hésitez donc pas à vous lancer dans l’expérience de l’écriture sur la toile. Jacques Cool rappelait récemment dans un article qui mérite le détour, que ‘savoir publier’ était une compétence complexe et à développer. A mon avis, les conditions sont idéales pour commencer à travailler cette compétence, voyez plutôt …

On vous offre un lectorat demandeur

Vous avez un lectorat potentiel de 900 personnes qui cherchent à découvrir vos idées pour mieux vous connaître : il faut sauter sur l’occasion. Vous êtes assuré d’avoir des visiteurs dès votre premier article : c’est énorme ! Demandez aux blogueurs qui vous entourent comme c’est difficile de se construire un lectorat.

Ce lectorat est un aiguillon motivant, mais on se rend vite compte que le fait d’écrire, et donc de mettre en mots les idées que l’on a dans la tête, est un formidable levier pour développer et renforcer ses apprentissages …

Vous avez un contenu tout prêt … ou presque

Vous avez commencé à vous démener dans le maelström du MOOC : Comment vous y prenez-vous ? Comment avancez-vous ? Vous voulez un exemple : Bruno Parmentier nous partage son utilisation d’Evernote.

Vous avez repéré des ressources qui vous parlent : partagez-les et exposez en quoi cela vous touche particulièrement. Cet article d’audece en est un bon exemple, je trouve. Ces ressources peuvent être piochées dans l’univers du MOOC et c’est alors votre regard qui sera enrichissant. Elles peuvent aussi venir de votre univers d’origine et apporter un nouvel élément de réflexion à toute la communauté.

Personne ne pourra avoir le même contenu que vous car personne n’a le même vécu, la même culture, les mêmes attentes, le même contexte professionnel … Ce sont toutes ces facettes de votre personnalité qui font que vous êtes uniques, même au milieu de 900 MoocKitos. Et c’est justement cette différence qu’il faut cultiver, afficher et partager.

En y réfléchissant un peu, c’est peut-être cette bienveillance spontanée qui est la caractéristique que cherche Baye Mama FALL pour définir notre MOOC …

lundi matin : première bougie !

Bonjour, on est lundi matin et j’ai un an !

Eh oui ! au rythme de deux ans par semaine, ça va très vite !!!

Her First Steps CC BY Wonderlane

Vous avez vu, je fais mes premiers pas tout seul : j’ai un blog à moi avec mon fil RSS propre. Je ne suis plus obligé d’être dans les bras de mes parents. Vous pouvez aller voir chez eux mes premières réflexions, avant même ma naissance puis mes premières impressions le jour de ma naissance (en ce moment, il y a beaucoup de ‘première fois’). Je commence à être sollicité de toutes parts (twitter, articles de blogs, messages sur le forum, …) J’ai un peu de mal à maîtriser mes sens numériques, et puis je n’ai pas encore bien pris le rythme : c’est normal, je suis encore un bébé qui dort beaucoup ! C’est la vie, on passe tous par là, mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps …

En lisant différents messages ce matin, je constate qu’on est tous dans le même bain : noyés sous le déluge, ne sachant plus où donner de la tête et donc un peu frustré de ne pas tout lire…

Quelle leçon peut nous donner un enfant de un an qui progresse dans ses expériences et apprentissages ?

Il y a un premier élément de réponse dans la question : expérimenter !

A chacun de voir comment se lancer : choisir entre partir tous azimuts ou se concentrer sur un ou deux outils ? Choisir les outils ? Qui suivre ? Comment suivre ? Quelle durée s’accorder pour ITyPA  ? Est-ce un horaire quotidien ou hebdomadaire ? Que partager ? On ne peut pas tout suivre ni tout faire. Par contre, il est important de prendre régulièrement du recul sur son (ses) activité(s) pour en faire une analyse critique, histoire de construire et capitaliser son expérience. C’est sans doute ce que fait le bébé pendant ses longues périodes de sommeil (c’est une lecture personnelle – et peut-être erronée – de l’activité intellectuelle du bébé lors de son sommeil. Un spécialiste peut-il nous éclairer sur ce sujet ?).

Pour aider les indécis, voici quelques idées d’organisation, qui ne sont pas à recopier mais plutôt à s’approprier …

Annie Faucher : http://afaucher2001.wordpress.com/itypa/

Isabelle Gruet : http://itypapossible.wordpress.com/2012/10/06/et-maintenant-comment-je-mooc-itypa/

Baye Mama Fall : http://senetice.blogspot.com/2012/10/mooc-itypa-je-my-mets.html

Enfin, bébé nous donne une dernière leçon : la persévérance ! Ça n’est pas la première chute qui l’arrête, tout au plus, elle le fait réfléchir pour éviter de recommencer. Il faut avoir la simplicité (mais aussi le courage) d’essayer et ne pas s’arrêter à la première difficulté …

Maintenant que je commence à marcher, je vais pouvoir explorer un peu mon entourage ! A la prochaine !!!

Présentation

Le MOOC ITyPA a débuté jeudi dernier et j’avais à ce titre écrit un article “itypa mignon ?” en faisant l’analogie avec la naissance d’un bébé.
Plus j’y pense, et plus je me demande qui est le bébé. Est-ce le MOOC ou est-ce moi, qui, en découvrant cette nouvelle approche pédagogique, “naît au MOOC” ? En partant sur cette piste, pourquoi ne pas comparer notre initiation à ce nouveau format d’apprentissage à l’évolution d’un enfant au cours des premières années de sa vie ?
Ainsi, l’objectif de ce blog va être de filer la métaphore entre l’évolution d’un enfant pendant ses premières années et mon évolution au cours de ce MOOC.

Pour donner un certain rythme à ce blog, je compte utiliser le même artifice que E.E. Schmidt dans “Oscar et la dame rose“, où il fait viellir Oscar de 10 ans par jour pour lui offrir une vie bien remplie. L’idée est donc de compresser le temps. D’accord, mais dans quelle mesure ? Parce que 10 ans par jour, ça ne va pas … Pour cela, je me suis demandé dans quel état je me trouverai à la fin du MOOC. Je pense que j’aurai l’impression d’être “grand” tout en sachant très bien que ça ne sera qu’un début ! Un peu comme quand on vient d’avoir son permis de conduire et qu’on se prend pour un pilote de formule 1 alors qu’on sait à peine conduire … Il me paraît que cela correspond à l’entrée dans l’âge adulte et donc pour faire pratique, je me suis fixé vingt ans. Je vous propose donc de suivre mon évolution dans ce MOOC en la comparant à l’évolution d’un enfant avec comme rapport de conversion une semaine de MOOC qui correspond à deux ans de vie de l’enfant.

J’avais écrit un premier article sur le MOOC avant son début, qui parlait des pré-requis pour un MOOC, et qui correspond donc aux coups de pieds que le bébé donne dans le ventre de sa maman, histioire de dire “préparez-vous, j’arrive !” et je suis né jeudi dernier vers 18 h !

Adopter un tel point de vue, un peu décalé, peut permettre de lire différemment ce qui se vit lors de ces 10 semaines. J’espère que cela sera source d’enrichissement.

Un premier point positif – et qui me paraît essentiel – est que je me fais plaisir à me lancer dans cet exercice… Comme un gamin !